mercredi 23 mai 2007

Protection des enfants et des jeunes au Portugal, chiffres 2006

Les 269 « commissions de protection des enfants et des jeunes en péril » (comissões de protecção de crianças e jovens em risco, CPCJ au Portugal) ont intenté l’année passée 25 209 procès. Le bilan annuel met en avant que la moitié des procès initiés ont eu pour objectif la protection de mineurs de 11 ans, la plupart des enfants ayant été victimes de négligence ou de mauvais traitement physique et psychologiques.

Après 12 ans, la plupart des cas ont été motivés par l’abandon des enfants du système scolaire pour 16,4 % des cas. Les hopitaux ont été à l’origine de 8,4% des cas. Les commissions ont pu agir pour protéger les enfants en ayant des informations par des familiers des enfants (5,3%), par des parents (6,8%), par des services de sécurité sociale (5,2), par des voisins ou des particuliers (4,8%), Ministère Public (4,8%), institution d’aide à l’enfance (3,6), tribunaux (2,9).

Un quart des parents qui mettent leurs enfants en danger sont mineurs. Et oui, de nombreux parents n’ont pas atteint l’âge adulte. Idália Moniz, sécrétaire d’Etat adjointe et de la réhabilitation, alerte que ce sont des mineurs avec des enfants à charge, et il y a donc une double signalisation. («São menores com filhos a cargo, trata-se de uma dupla sinalização»).

Selon le président de la Commission Nationale de Protection des enfants et jeunes en péril, Armando Leandro, il n’y a pas plus de cas que les années précédentes, mais il y a eu plus de signalisations de problèmes avec les mineurs.

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